Très Great English TV Shows

J’aime beaucoup les séries. Tout comme la musique, je regarde les “classiques”, les bonnes, les moins bonnes, les vieillottes. Les françaises, les allemandes, les américaines. Et les anglaises. Je voulais donc revenir sur les 2 séries qui m’ont marquées cette année (Je sais, l’année n’est pas terminée, mais il en faudra beaucoup pour détrôner ces 2 séries dont je vais vous parler).

Murder on the beach

En février, je découvrais Broadchurch, série de 8 épisodes de 45 minutes, en replay sur France 2, cherchant une série quelconque à regarder d’un demi oeil, en mangeant. En ayant vu l’affiche de la série, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une sorte d’Inspecteur Barnaby (ou Lewis, j’adore les 2 au passage). Et à mesure que l’épisode avançait, c’est avec étonnement que je constatais que les émotions de la famille à l’annonce de la mort de leur fils Danny était juste, que les réactions de la communauté était crédible et que l’avancement de l’enquête semblait réaliste, sans compter le rôle des médias. Et j’ai dévoré les 2 autres épisodes avec délectation, cherchant les indices qui pourraient me donner la réponse à la question : Qui à tué Danny ?

J’ai donc suivi cette série sur le bout des ongles, attendant avec impatience les semaines suivantes pour la dévorer, et redoutant le moment où j’en serais à la fin de la saison. David Tennant, ex Doctor Who, m’a semblé très crédible en capitaine torturé par un lourd secret. Le parallèle avec Twin Peaks est inévitable : le corps d’un enfant retrouvé sur la plage un beau matin, un village gorgé d’habitants ayant vraisemblablement des choses à se reprocher, à cacher, une enquête qui piétine, un peu de surnaturel. Mais Broadchurch se différencie par son réalisme, par une excellente réalisation qui utilise parfaitement les longueurs qui n’en sont pas, chaque plan ayant son importance. C’est d’ailleurs une série que j’ai énormément apprécié de regarder une seconde fois (en VO cette fois-ci), à la lueur de la conclusion. L’image est belle, les paysages reflètent l’atmosphère à la fois tendue et bucolique de la communauté. A la différence d’un Twin Peaks, Broadchurch ne se perd pas dans des histoires parallèles un peu tirées par les cheveux (digne d’un Santa Barbara parfois). Cette première saison est pour moi cultissime. Une seconde est en préparation, mais l’intrigue en sera complètement indépendante de la précédente.

En revanche, l’édition Blue Ray ne contient aucun bonus. Aucun intérêt à dépenser 20 euros…

 

Miss me?

Fin 2013, j’ai dévoré l’excellente série Sherlock. Nul besoin de la présenter tellement le succès fut à la hauteur de la qualité de la série : énorme. Diffusée sur France 4 en France, la série est une production de la BBC.

Attention, SPOILER dans la suite de mon article.

 

Tout comme Broadchurch, on est dans du très bon qualitatif au niveau des dialogues très bien sentis, recherchés, intelligents. La photographie est belle, on joue beaucoup sur le visuel de détail. C’est une série très rafraichissante sur le plan de la réalisation : les sms qui s’affichent à l’écran (et non via un plan classique sur un téléphone), l’interrogatoire des femmes sur le forum ou encore la sortie de l’église de John Watson et Mary (Season 3, épisode 2). La musique de David Arnold & Michael Price fait partie intégrante de chaque épisodes, en plus d’être excellente. La transposition du personnage de Sir Arthur Conan Doyle dans le London d’aujourd’hui est à 200% réussie, Sherlock n’utilise peut être pas Facebook mais il a son réseau de SDF connecté via les téléphones portables, il blogue (you can find his website The Science of Deduction), et est aussi soucieux de son look, ne pouvant se passer de son manteau Belstaff. Benedict Cumberbatch (qui m’était jusque là absolument inconnu) incarne à la perfection le célèbre détective. Et on retrouve Martin Freeman (The Office, The Hobbit) en Watson, contrebalançant avec son humanisme, la fausse froideur de Sherlock. On peut suivre également le blog de Watson dont il est question dans la série The personal blog of Dr. John H. Watson.

Bref, je pourrais continuer mes éloges sur l’extrême qualité du scénario, de la continuité et de la cohérence entre chaque épisodes pendant des paragraphes et des paragraphes… Je place ma réserve sur le premier épisode de la saison 3 His Last Vow que je trouve plutôt mauvais, le scénario est bâclé (ou creux, au choix). En revanche, le dernier de cette saison est particulièrement génial. J’attends avec impatience la saison 4, prévue pour 2016. Deux ans, c’est long, mais c’est la moyenne entre chaque saison (2010, 2012, et 2014 pour la 3e). L’écriture des 3 épisodes de chaque saison est longue : chaque épisode est conçu comme un film de 90 minutes. Et réunir le casting au même moment semble également être un défi de taille, les 2 protagonistes ayant profité du succès de la série pour tourner plein de projets.

Etant inondé de séries américaines en France, qui marchent (les vieilles franchises comme CSI, Bones ou Grey’s Anatomy, les nouvelles séries sympas comme Person of Interest ou New Girl ou celles que je ne regardent) et qui misent sur la quantité (une série américaine marche que si elle dépasse les 4 ou 5 saisons), ça fait du bien intellectuellement et esthétiquement parlant de regarder une série qui ne fera peut être qu’une saison, mais une excellente saison, achevée, qui a du sens et qui peut se regarder même s’il n’y en a pas d’autres.

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One thought on “Très Great English TV Shows

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