Running up that Hill

Quand je suis arrivée après mes études pour travailler à Paris, en 2005, j’ai atterri dans le XIIe arrondissement, par hasard, ne connaissant ni Paris ni personne. Je ne pouvais pas mieux tomber, au fil des années, il s’est avéré que c’est le quartier qui me convenait : populaire mais calme, un urbanisme relativement aéré, le bois de Vincennes pour courir, des bars “alternatifs” (Le Bastide et la Liberté), super bien desservi en transports en commun, le marché d’Aligre juste à côté, Bastille pour le shopping et peu touristique pour couronner le tout. Et puis j’ai fuit quelques mois au vert. Le retour à Paris s’est fait dans le XVIIIe, coin de Paris que je ne connaissais pas vraiment. Je n’avais jamais mis les pieds sur le versant nord de la butte. Y vivre est donc l’occasion pour moi de découvrir le quartier / le Village de Montmartre. Le premier reflex a donc été de tester les bars aux alentours. J’y ai trouvé mon compte avec 2 bars.

L’Alibi

L’Alibi, un peu isolé dans l’angle d’une rue, propose des bières originales en pression (Punk IPA de Brew Dog par exemple) et quelques bières belges classiques, en bouteille. La déco est un peu récup, un peu vieux troquet parisien. photo 2 (4) photo 3 (3)   Le bar propose une assiette de charcuterie que l’on doit aller chercher dans le bar à vins/resto en face “Le Prétexte” :   IMG_2205

Le Prétexte

Servie avec du pain (du vrai, de chez le boulanger) fraîchement coupé, l’assiette est très copieuse pour le prix (10 euros) : en dehors du pâté de campagne, le jambon de pays, le saucisson et le chorizo viennent tout droit d’Auvergne, là d’où est originaire le cuisinier (et aussi tenancier des lieux), la planche contient également du magret de canard, fumé sur place ! Alors, un arrêt sur place était donc évident. Ouvert en début 2014, le lieu est très propre, assez cosy, une dizaine de couvert, des transats à l’entrée, ouverte sur la rue Duc. La décoration est sobre, les tableaux sont beaux, le mur de brique donne énormément de cachet et la banquette rouge un rappel des vieux troquets parisiens. La bière blonde servie est une Stella (que j’aime bien).

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Le soir, le bar propose uniquement du grignotage artisanal : cette fois-ci, ce fut cœurs de canards, sauce Soja, accompagnés de mâche.

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Le déjeuner est seulement le midi, avec des plats entièrement faits maison. Testé et approuvé samedi dernier, en particulier le millefeuille citron. Plus d’informations sur la page Facebook du lieu.

 

Bululu

En passant tous les matins devant, Bululu et sa jolie vitrine ont attisé ma curiosité. C’est un minuscule restaurant, qui fait de la vente à emporter, d’une quinzaine de places, servant la spécialité vénézuélienne : Arepa !

Ⓒ East Side Pigeon, 2014

Ⓒ East Side Pigeon, 2014

Depuis que j’ai testé, il y a 1 mois, j’y vais une fois par semaine pour avoir ma dose de ce sandwich délicieux : du pain de maïs fourré avec au choix de la viande de bœuf marinée, des haricots rouges, de la saucisse extraordinaire, du cheddar, de l’avocat, de l’ananas… Le guacamole fait maison est une tuerie. Et comme je prends souvent à emporter, en attendant, je bois un de leurs énormes (dans tous les sens du terme) cocktails à base de rhum. Et précision qui a son importance : tout est fait maison, absolument tout. Plus d’information sur leur Facebook.

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On the north side of the hill

Finalement, cette parenthèse provinciale a vite été remisée au placard des souvenirs lointains, car j’ai déjà retrouvé mes habitudes de parisienne, mais dans un autre arrondissement. Malgré le fait d’être passé d’un 4 pièces de 90m2, avec terrasse de 25m2, vue sur un champ à un 2 pièces de 38m2 avec vue sur immeubles, la transition n’a pas été si difficile. Je me suis bien réhabituée à cette réduction de surface (et ai fait remarché mon cerveau pour optimiser l’espace). En revanche, je ne me ferais jamais aux glandeurs / buveurs / fumeurs nocturnes qui stationnent dans les escaliers, en bas de mon immeuble.

Voici un site très bien conçu, qui permet de se donner une idée démographique, sociologique et économique de son quartier, sa station de métro (via des données de l’INSEE de 2009, un peu datée mais, comme je disais, ça donne une idée, hein) : Des données sur Paris et les Parisiens

 

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2 thoughts on “Running up that Hill

  1. Pingback: XIII | East Side Pigeon

  2. Pingback: Hey Beaches! | East Side Pigeon

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