End of year, New way of life

L’entrée du Bio dans ma vie

Ca a commencé progressivement finalement. C’est parti de mon allergie au soleil déclarée il y a deux ans. Je soupçonnais certains médicaments et cosmétiques d’en être le déclencheur. Alors j’ai commencé à utiliser des produits lavants bio (gel douche et shampoing). Et a ne me médicamenter que lorsque nécessaire.

Gel Bain et Douche au lait de jument bio Chevalait

Gel Bain et Douche au lait de jument bio Chevalait

Victime de la mode

De retour à Paris, puis après au moins 3 ans sans shopping et beaucoup de vêtements datant du Lycée, je me suis remise à rrenouveler la garde robe pour qu’elle corresponde à mon âge. Trench, robes de femme active, bottines, accessoires… La parisienne trentenaire dans toute sa splendeur et sa frénésie consommatrice. Puis à force de dépenser plusieurs centaines d’euros pour un item, je suis devenue de plus exigeante sur la qualité et la provenance des matériaux et le lieu de fabrication. Cela ne m’a pas empêchée de céder à la facilité de l’accessibilité, de la consommation immédiate, du pseudo bonheur d’acquérir tout de suite, d’être une femme qui à le look de la réussite. J’y suis allée de Proenza Schouler à Sandro. De Repetto à Acne. Les marques, ça rassure.

 

Le tournant

Et puis j’ai découvert la Botte Gardiane, cette société qui produit en France des chaussures faites en cuirs tannés en France. Et le tout pour beaucoup moins cher que ces marques de luxe ou haut de gamme qui font fabriquer en Italie au mieux, en Chine pour la plupart.

IMG_1563IMG_1294

 

La confirmation

Je prospectais pour renouveler mes sacs (car comme les vêtements, ils datent et me donnent encore davantage un look d’étudiante). Mais 350 euros pour un mini sac fait en série certes certainement en Turquie ou Chine vu et revu sur les épaules de moultes citadines. Non, il y a quelque chose qui m’a génée.

 

Effet de société

Mais qu’en est-il de la qualité du cuir, de sa provenance ? Quelle est la démarche écologique et éthique de ces sociétés, de ces groupes de luxe si ce n’est engranger des profits pour ses actionnaires.
J’imagine que leur production permettent à des milliers de personnes d’avoir un emploi, de soutenir une économie locale. Mais nous, en tant qu’acheteurs, quelle est notre démarche ? Etre des suiveurs ? Ressembler aux publicités ? Avoir le même sac que telle ou telle célébrité ? Finalement nous achetons des marques, elles nous rassurent, elles sont connues, reconnues. Nous achetons un consommable déjà démodé à sa sortie. Nous écoutons ce que des marketeux ou publicitaires ont choisi pour nous. A force de subir les publicités (affiches dans le métro immanquables, panneaux JC Decaux dans les rues, sur les bus, spot à la radio, au cinéma, dans les magasines…).

 

Consommation intelligente

La mode aujourd’hui c’est aussi passer du temps à chercher d’autres choses, d’autres styles, d’autres marques.
Et puis il y a la consommation responsable, l’essor du bio et de l’éthique. On assiste aujourd’hui à un regain du Made in France. Mais pas assez à mon goût.
Alors j’ai tapé “sac fabriqué en France” dans Google. Et c’est avec surprise que je découvre des PME, certaines créées récemment par des jeunes, d’autres présentes depuis des décénnies. Il y en a pour tous les styles. Mais ce qui m’a frappée, outre l’accent mis sur la qualité et la volonté de participer à l’économie locale, le souhait de sauver des savoirs-faire traditionnels ou encore de s’engager dans une démarche responsable, et bien ces entreprises sont innovatrices, commercialisent sur le net (incontournable certes), cherchent à se réinventer, a montrer qu’en France, on entreprend. Moi qui étais plutôt critique sur l’economie nationale. Me voilà rassurée.

Même si je serais forcément amenée à déraper (difficile de trouver des vêtements ou de l’électronique fabriqué en France, ces industries étant délocalisées), je ferais mon possible pour acheter local, faire marcher l’artisanat dans le pays dans lequel je vivrais.
S’habiller, manger local c’est possible. Et un sac FFIL, c’est 10 fois moins cher qu’un Mulberry mais c’est original et éco-responsable. Le thon de la Belle Iloise c’est transformé et conditionné en Bretagne et quasi le même prix qu’un thon Petit Navire fabriqué au Ghana, avec une empreinte carbone énorme.
Le coût de revient d’un parfum est de 2 euros, 3 euros pour les plus chers. Ca donne une idée de la marge qui est nécessaire pour financer la campagne de pub d’un produit de luxe : publicité diffusée au cinéma ou après le journal télévisé du soir, actrice du moment comme égérie. Les réseaux de distribution, les échantillons, les goodies “cadeaux” moches et inutiles, les shopping bags, autant d’éléments qui entrent dans le prix de vente. Au final, on paie davantage pour une image que pour le produit en lui-même.

Alors, je préfère favoriser les marques qui ont leur propre réseau de distribution (internet ou boutique physique) comme la Botte Gardiane ou la Belle Iloise par exemple.

Prendre quelques heures de recherches sur le net pour trouver son bonheur artisanal et local, ça en vaut vraiment la peine. J’ai découvert des marques de maroquinerie comme Bleu de Chauffe ou Deux Filles en Fil (FFIL), Texier ou Code Postal qui fabriquent en France.
Dans la mesure du possible (financier), je tends de plus en plus à me diriger vers une consommation responsable. Ca ne sera pas facile, je pars de loin, mais la motivation et l’engagement sont là.

Advertisements

One thought on “End of year, New way of life

  1. Pingback: Eco-Responsable | East Side Pigeon

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s