My Own, My Precious

Je suis plutôt minimaliste dans mes accessoires et vêtements. D’où certainement le look d’étudiante. Je ne porte pas de montre, je porte mes pendentifs quand je trouve que ma tenue est trop masculine, au quotidien.

Avant de me marier, il n’était pas question d’acheter une bague de fiançailles, et encore moins une alliance pavée de diamants. Question de goût et d’envie. J’avoue avoir encore quelques difficultés à comprendre ces femmes qui veulent absolument un solitaire en diamant pour leurs fiançailles. Je ne compte plus le nombre de gros diamants croisés dans le métro à Paris ou à New York ou au bureau. Mais pourquoi ? Ce n’est pas que pour des raisons esthétiques. Ni parce que c’est une tradition ancestrale (car ça ne l’est absolument pas). Ni pour une histoire de dote (peu probable ou raison inavouable).

Adam Ruins Everything nous explique avec humour comment un joaillier a créé le besoin du diamant et s’est piqué de fixer un prix arbitraire à la bague de fiançailles : aujourd’hui, en France, c’est 2 mois de salaire, plutôt 3 minimum aux US ou au Japon. Un prix de vente loin du prix de revient réel.

 

Finalement, les marketeux ont bien été talentueux et ont réussi à associer une marque à un objet : pour les fiançailles ça sera un gros diamant bien cher de chez Tiffany, pour les escarpins des Louboutin, le trench Burberry, le carré Hermès, le tailleur Chanel, la malle LV, les trois anneaux Cartier…

Et, parfois, par facilité, par convention, j’ai cédé. L’industrie du luxe, c’est à l’image de la bague de fiançailles, on achète parce qu'”on” nous a toujours dit que telle marque est la meilleure, que telle pièce est intemporelle. Mais certaines maisons pour certains articles permettent de maintenir l’artisanat en France ou au Royaume-Uni et de lui offrir le rayonnement international qu’il mérite. Acheter un trench Burberry ou un carré Hermès est ma façon (discutable je concède) de maintenir ces savoirs-faire en Europe. Alors, oui, c’est sur, c’est bien plus aisé de trouver ces marques là partout dans le monde, plutôt que Bleu de Chauffe ou la Botte Gardiane, parce que ces maisons sont déjà très connues et sur-distribuées (hmmm, pas très luxe). Le sentiment d’exclusivité que ces maisons sont censées donner n’existe plus. N’importe qui peu s’offrir ou se faire offrir ce genre d’items.

J’ai parfois l’impression que le vrai luxe, c’est découvrir ces “vrais” artisans bien loin des dictats de la vente en masse du luxe. Car, si ces maisons de luxe sont difficilement accessibles financièrement, ces artisans sont difficile à trouver.

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