The Hunt, The Stress, The Interview, and Back to the Hunt…

Finalement, j’ai toujours été en recherche active ou passive de travail. Lorsque j’étais consultante, les périodes de “dispo” ou “d’inter-contrat” étaient automatiquement propices à une remise en question professionnelle et à une réactivation des envois de CV pour d’autres boîtes de conseil qui pouvaient offrir un meilleur salaire ou pour le sacro-saint poste “en interne”, chez un client, rêvé par beaucoup de consultants.

Me voici à New York, en train d’expérimenter ce que j’ai vécu pendant toutes ces années à Paris ou dans le Sud Ouest de la France. Je suis arrivée ici avec l’impression qu’il me serait plus aisé de changer de carrière, car, c’est une rumeur bien répandue qu’en Amérique, tout est possible. Alors, avec mon EAD en poche, me voilà partie à envoyer des candidatures chez des entreprises choisies sur le volet pour des postes bien particuliers : un peu de tout autour du marketing et de la business analysis, du project management, mais surtout pas de conseil en informatique. Le tout, en junior, sauf pour les postes de gestion de projet informatique. Résultat des courses : en un mois, j’ai du envoyer 20 CV, reçu 7 réponses négatives, invitée à 2 entretiens téléphoniques et puis à 2 entretiens d’embauche.

Je dirais, qu’en dehors du “phone screen”, je n’ai pas noté de différences significatives entre un process de recrutement français et américain. Il faut se vendre, de la même façon, mais peut être avec plus d’insistence aux US en tenant un discours qui semblerait très exagéré pour un Européen : I am so glad to meet you, I am so excited to be considered for this great opportunity, I think I am a perfect fit for this job…

Le “phone screen” me semble assez répandu pour présélectionner les candidats avant une rencontre physique. Souvent avec une Talent Sourcing Specialist, il s’agit principalement d’un court entretien de 30 minutes chrono pour discuter du parcours professionnel d’un point de vu RH. Un peu moins typique, les “behaviour based questions” permettent de comprendre la personnalité du candidat dans des mises en situation : can you tell me about a time when you had to solve a problem, can you tell me about a time when you had to show leadership

 

Après ces “phone screens”, j’ai eu un entretien physique avec une RH puis ensuite avec le manager du poste (pour les 2 candidatures). Rien d’original avec des entretiens à la française. Pour l’un des jobs, j’ai du rédiger un “assignment” : une analyse marketing que j’ai présenté lors d’un second entretien.

Et comme en France, parfois on m’a répondu négativement, parfois, je n’ai pas eu de réponse malgré mes “thank you notes” envoyées moins de 24h après chaque entretiens, car ici, c’est important, plus qu’en France. Le manque de politesse est international. Habituée à la recherche d’emploi et aux silences post-entretien des recruteurs, je reprends ma chasse au boulot après quelques jours de répit et de remise en question. Mais, bon signe, j’ai pu décrocher plus d’entretiens ici pour les entreprises que je visais qu’en France, où souvent, seules les sociétés de conseil me sollicitaient…

 

Si les entretiens sont à peu près similaires France vs US, il en est de même pour la tenue à arborer. N’ayant prévu qu’un pantalon de tailleur et un chemisier, j’ai du investir dans un tout nouveau tailleur avant d’aller me présenter dans la fosse aux lions. Autant mes repères sont bien établis en France et je sais vers quelles marques me tourner pour ce genre d’achat, autant ici, c’est la croix et la bannière pour trouver un tailleur de bonne qualité, bien coupé et à un prix raisonnable. Je suis allée voir les marques américaines (Calvin Klein, Theory, Ann Taylor…) sans succès : les goûts et les tailles sont nettement différents. Et niveau prix, un tailleur fait en Chine dans un tissus 100% synthétique coute en moyenne $500. Alors, désespérée, chez Bloomingdales, je me suis tournée vers les marques françaises et pour le même prix, j’ai trouvé un tailleur-pantalon bleu marine style smoking 100% en laine fait en Pologne chez The Kooples sans nécessité de retouche. Pour les chaussures, j’ai opté pour des escarpins à talon aiguille de 5cm, en cuir noir et bout pointu (pas vraiment ma tasse de thé, mais c’est tout ce que j’ai trouvé dans le court délai que j’avais). Ici, il n’y a pas de André, Repetto, Minelli ou Jonak ou autres magasins spécialisés dans les chaussures de tout genre et à prix raisonnable. En revanche, dans les “shoe stores” multi-marques (à Soho sur Broadway par exemple), on trouve beaucoup, voire uniquement, des stilettos (8/10cm).

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Tout comme j’ai du apprendre à faire mes courses ici, j’ai encore du chemin à faire avant de maitriser le shopping professionnel à New York. Suis-je sur la bonne voix pour appréhender le marché du travail américain ? Est-ce que ma reconversion sera possible ici ? Est-ce que mon statut de “temporary visitor” avec mon visa L2 est un frein à l’embauche ?

 

Enfin, étant un peu seule dans ma recherche, j’ai beaucoup utilisé de ressources sur Internet pour m’aider à préparer mes entretiens, à comprendre les us et coutumes du monde du travail américain. Et le site “The Muse” a été d’une aide précieuse. Par exemple, le cours “Ace any Job Interview“, sous forme de 8 emails a été très utile et pertinent. Il y a toute une batterie d’articles très bien écrits qui m’ont permis de préparer les réponses aux questions type. Il faut toutefois s’inscrire sur le site pour accéder à ces conseils. En plus de tips, vous trouverez également des offres d’emplois.

 

 

 

 

 

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4 thoughts on “The Hunt, The Stress, The Interview, and Back to the Hunt…

  1. Je t’admire! Tu ne perds pas ton temps. A t’entendre parler de tout ce qui tourne autour de la “pêche au boulot” j’ai des souvenirs stressants qui me reviennent. Je débarque ici dans un monde qui est tellement loin de la sophistication professionnelle que tu décris… que j’en perds mes repères. C’est dûr de se reconvertir dans un pays où l’on ignore tout des codes professionnels, mais tu y arriveras, quitte peut-ètre à devoir tenter plusieurs aventures différentes. En tout cas, chapeau! pour ton parcours jusqu’à maintenant. Et bravo pour les chaussures, Sarah Jessica Parker serait fière de toi! 😉

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    • Le Kenya doit être tellement différent. Aux US, c’est “presque comme en Europe”, à quelques nuances subtiles prêtes. Donc, je trouve que l’adaptation est moins brutale, surtout comparé à Nairobi où là, on peut parler de choc culturel d’entreprise !
      (Pour les chaussures, je les supporte le temps d’un entretien, une vraie torture au delà. Je suis à la quête de chaussures de boulot confortables, une vraie mission !)

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      • A mon avis à New York, pour les chaussures il doit y avoir du choix! Sinon, comme je te disais, passe un coup de fil à Sarah Jessica Parker, une vraie folle à stilettos LOL!

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  2. Pingback: … Until the Job Offer… | East Side Pigeon

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