… Until the Job Offer…

Si la recherche d’emploi (et les entretiens qui vont parfois avec) reste relativement identique entre la France et les US, une fois qu’une offre d’embauche est faite par un employeur ici (à New York), ce n’est pas encore le moment de sabrer le champagne, contrairement à là-bas (la France).

En effet, et en ce qui concerne l’offre qui m’a été faite, elle fut conditionnée au succès du background check. Autrement dit, pas question de prendre ses fonctions tant qu’une batterie de vérifications n’ait d’abord été effectuée. Alors comment cela se passe ?

  1. Tout d’abord, il m’a été demandé de lister mes adresses pour les 7 dernières années afin de savoir dans quel(s) pays la vérification du criminal record devait se faire. J’ai donc envoyé mon extrait de casier judiciaire français.
  2. Ensuite, j’ai du signer et dater des papiers afin de certifier que les informations que j’ai communiquées sont exactes et afin d’autoriser la demande d’informations à mon sujet.
  3. J’ai été invité à faire un “drug screen” : je me suis rendue au laboratoire indiqué par l’employeur (qui avait payé au préalable), j’ai uriné dans un bocal et les résultats ont été envoyés à l’employeur uniquement (mais j’avais confiance 😉 ).
  4. L’employeur a ensuite effectué les “references checks” : il a contacté les références que je lui ai fournies afin de s’assurer que j’ai bien travaillé dans les sociétés dont je lui ai parlées et j’imagine aussi pour s’enquérir de mon expérience et mon “employabilité”. Et comme en France, c’est peu commun (jamais aucun de mes employeurs français ne m’a demandé mes références ni fait quelques vérifications que ce soit), il a été très difficile pour l’entreprise US de les joindre, les managers français étant peu habitués à ce genre de coutume.

C’est d’ailleurs ce point qui a repoussé à maintes reprises la date de “prise de fonctions”. Il s’est donc passé un mois entre l’offre d’embauche et mon entrée dans l’entreprise, la vérification de mes références professionnelles ayant pris presque 3 semaines ! De parole d’américains, il semble que cela soit généralement long. Un des collègues de Mr Panda qui était prestataire et fut embauché par son client a du attendre 4 semaines pour valider le background check, cela faisait 10 ans qu’il travaillait pour ce client…

Autre anecdote plus personnelle cette fois-ci, lorsque l’offre m’a été faite, par téléphone, j’étais tellement heureuse que je n’ai même pas pris la peine de négocier le salaire (submergée par la joie, j’ai complètement oublié cette partie si importante). Et d’après ce que l’on ma dit, il aurait été impoli de ma part de tenter de négocier une fois l’offre verbalement acceptée. Alors, me voilà à prendre ce que l’on me donne.

 

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En France, le contrat, très formel et d’une dizaine de pages, est souvent envoyé en pièce jointe pour lecture, et si le candidat est d’accord, il est envoyé par courrier recommandé, ou bien, le candidat doit signer le contrat en personne dans les bureaux de l’entreprise. Ici, et pour mon cas, le contrat est un simple email, court, précisant, outre le salaire, que :

  • L’offre est conditionnée au succès du Background Check
  • Employment is at will” : cela signifie que je peux quitter l’entreprise à tout moment sans (ou avec) préavis, tout comme l’entreprise peut me licencier avec ou sans préavis
  • Je bénéficie d’avantages tels que des “Health Benefits”, remboursement de “fitness program”, remboursement de la carte de transport… (J’en saurais davantage une fois que j’aurais intégré les rangs)
  • J’aurais droit à 7 jours fériés,  3 “workweeks” de congés payés par année fiscale et 1 “personnel day”

La différence notable concerne évidemment la rupture du contrat, puisqu’en France, pour un CDI (au moins pour la convention collective de la SYNTEC), c’est 3 mois de préavis une fois la période d’essai révolue à l’initiative de l’employeur et de l’employée, sachant que l’employeur ne peut licencier que sur faute grave avérée.

 

Après avoir constaté ces différences professionnelles au moment d’une offre d’embauche, il ne me restera plus qu’à découvrir comment on travaille à New York (je commence courant Décembre !)…

And here’s a nice song to celebrate this 😉

 

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4 thoughts on “… Until the Job Offer…

  1. Bravo (applaudissements)!! Toutes mes félicitations, j’espère que les nerfs de la prise de poste n’auront pas trop perturbé les fêtes de noël 😉 Super intéressant ton comparatif. J’étais au courant pour le point sur la vérification des referees ou des universités car j’ai du confirmer pas mal de demandes officielles pour des étudiants ayant fini leurs études dans mon ancienne fac-employeur et trouvé un job aux USA! Les organismes internationaux sont les plus exigeants. Mais alors là quand j’ai lu le point 3 sur les drogues, j’ai failli tomber de ma chaise, j’en ris encore!!! J’hallucine! Sincèrement, j’aurais plaisir à connaître ton job tu peux m’en dire plus par mail privé, peut-être? Je suis trop contente pour toi. Looking forward!

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