Life in Bockenheim

C’est donc dans le quartier de Bockenheim que Mr Panda et moi avons posé nos valises. Situé au Nord Ouest du centre ville de Frankfurt, c’est l’un des districts les plus peuplés et il est desservit par le U-Bahn (métro), le S-Bahn (RER), le Tramway et le bus. Nous vivons au nord de ce quartier à quelques minutes du grand jardin exotique Palmengarten, de Grüneburgpark et de la très animée Leipziger Strasse, qui fait office de centre-ville au sein du quartier. On y trouve tout ce qu’il faut pour y vivre : un marché, un supermarché classique (2 Rewe dont un ouvert jusqu’à minuit), bio (Alnatura ou Basic entre autres) et plusieurs discount (Aldi et Penny Markt), boucheries, Bäkerei (il n’y a pas d’artisan boulanger, mais plutôt des magasins qui vendent pains et viennoiseries industriels et sandwiches), fromagerie, mode, et autres commerces en tout genre.

Evidemment, la restauration n’est pas en reste puisqu’on y trouve de nombreux restaurants : italien, turque, vietnamien, tibétain, allemand, et j’en passe. Je ferais un récapitulatif dans un article à venir très prochainement.

Outre les parcs, les attractions principales de cette partie de Bockenheim se trouvent au niveau du métro Bockenheim Warte. Il s’agit tout d’abord de l’entrée de métro qui se situe à l’angle de la Bockenheimer Landstrasse et Schenkenberganlage. Et, quelques mètres, vers l’Ouest, sur Bockenheimer Landrasse, on y trouve la tour de garde Bockenheimer Warte (Wartturm), l’un des rares monuments épargné par les bombardements aériens de 1944, qui a détruit la ville.

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Un peu plus au nord, le long du tramway 16, à l’arrêt Frauenfriedenskirche, se trouve une église catholique à l’architecture originale : l’église de Notre Dame de la Paix. Inspirée par le mouvement  expressionniste et construite de 1927 à 1929, elle fut fortement endommagée pendant les bombardements de 1944. Autour de l’église et ses différentes salles paroissiales, se trouve un cloître très charmant :

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Bockenheim étant un quartier calme, voir familial, il est très agréable à vivre, avec de nombreux parcs à proximité, beaucoup de terrasses pour siroter sa bière, manger une glace (très plébiscité par les allemands) ou déguster un bon repas. C’est l’animation et les commerces de la ville avec la douceur de vivre de la campagne. Et tout comme en France, les commerces sont fermés le Dimanche, et à part quelques restaurants ouverts, le quartier est moins “vivant”, mais ça me va parfaitement !

 

 

Malheureusement, cette “dolce vita” allemande prend fin, encore par choix (professionnel). Mais encore la vie reste pleine de surprises que j’ose espérer bonnes.

Il m’a fallut du temps pour apprivoiser cette ville. Ce que j’ai pris pour une ville ennuyeuse aux premiers abords s’est avérée être une ville calme et facile à vivre, où l’on peut acheter sa bière à moins de 2€ dans un Trinkhalle et la boire dans un parc quasiment vide. Je pensais que la ville n’avait pas d’âme mais au fur et à mesure des semaines, j’ai appris à découvrir mon quartier, Bockenheim, et à en découvrir d’autres tels que Sachsenhausen ou Bornheim, où chacun a ses particularités, son architecture, son ambiance. Ce que j’ai trouvé rapidement à Paris ou à New York, je l’ai finalement trouvé à Frankfurt. C’est juste qu’il faut plus de temps, plus de patience, plus d’efforts, mais j’ai fini, au bout de quelques mois par rencontrer des gens intéressants, par découvrir des lieux qui me manqueront énormément. Alors, Auf Wiedersehen :

  • aux Biergarten et leurs immenses terrasses et leurs pintes si délicieuses et si peu chères
  • aux grands parcs peuplés de lapins et de canards
  • aux supermarchés bio abordables
  • aux bons döner Kebab et dürum
  • au calme de la campagne mais en ville
  • à ces objets allemands qui adoucissent le quotidien
  • aux métros propres
  • aux restaurants où l’on ne doit pas jouer des coudes avec la table voisine
  • en résumé, à toutes ces petites choses qui font que le quotidien est moins stressant qu’à Paris ou en France

 

Si un retour New York > Paris est moins difficile à négocier (Paris moins bruyant que NYC mais plus stressant…), un Francfort > Paris demandera beaucoup d’efforts de réadaptation (Paris est si petit et sale et bruyant par rapport à Frankfurt mais, … bien il n’y en a pas). au point de ne plus en faire, d’efforts, et de penser à s’évader, une nouvelle fois, ailleurs et pour de bon.

Ces quelques mois francfortois ont été malgré tout très riches et j’ai encore quelques articles dans mon sac, histoire de partager mon expérience pour ceux qui seraient séduits par l’idée d’aller voir chez nos amis teutons, et plus particulièrement en Hesse.

 

 

 

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4 thoughts on “Life in Bockenheim

  1. Et bien! Tu m’épates encore! Je suppose que le choix du retour est bien réfléchi car on sent bien la nostalgie du départ dans ton billet. Je confiais quelques inquiétudes profondes à une amie hier soir justement, et elle me disait qu’il faut savoir saisir toutes les chances que la vie nous offre, et qu’il ne tient qu’à nous d’en faire une bonne ou une mauvaise expérience. Je trouve que c’est ton cas, et tu en as bien profité jusqu’à maintenant. Le retour à Paris ne doit pas être si difficile finalement, la chance est qu’on y retrouve ses repères très rapidement. Pour ma part, l’été nous a aussi réservée des grandes surprises et nous allons tacher de réorganiser nos vies dès la fin de ce mois-ci! A plus!

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    • Des changements à l’horizon pour toi se profilent également !
      Même si ce n’est pas facile tous les jours, je parviens globalement à voir le positif dans toutes ces expatriations. Tu dois avoir beaucoup d’expérience dans le domaine 😉
      Et puis, si l’on n’en profite pas, c’est que l’on ne voit pas la chance que l’on a de pouvoir parcourir le monde !
      Mon regard sur la France et sur moi aussi a complètement changé, plus mature je dirais. Et puis maintenir un blog pour partager tout ça, ça m’aide aussi !
      Vivement la suite de tes aventures Sonia !

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  2. Pingback: How to Become NOT a Desperate Housewife in Frankfurt… Was a Challenge | East Side Pigeon

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