From Calligraphy to Watercolours

Me lancer dans le Bullet Journal m’a permis de me replonger dans la calligraphie (enfin, pour mon cas, ça serait l’apprentissage de l’écriture lisible), loisir que j’affectionnais à mon adolescence. Et d’un plaisir d’enfance retrouvé, j’en suis passé à deux : celui de la peinture à l’aquarelle. C’était la technique que j’affectionnais particulièrement au Collège lors des cours d’arts plastiques (enfin, c’était de la gouache bien diluée). Et calligraphie et aquarelle font en plus très bon ménage.

 

My cheap Starting Kit

Evidemment, je n’avais aucun équipement, alors je me suis rendue chez le magasin de beaux arts le plus proche de chez moi pour acheter des fournitures de base pour commencer, sans m’être renseignée au préalable. Je suis repartie avec :

  • le carnet format A4 de papier aquarelle le moins cher (5,95€) mais Made in France : 30 feuilles de 300g/m2 détachables grain fin, idéal pour débutants
  • une pochette (enfin, un lot) de 3 pinceaux synthétiques pour écoliers, en promotion à 2,50€ : 2 pinceaux ronds n°4 et 14 (fin et moyen) et un plat n°14 (un peu plus d’un centimètre de large) – les 3 pinceaux avec le manche bordeaux en photo plus bas
  • une boite métallique de voyage de 8 semi-godets d’aquarelle extra-fine Made in France vendue avec un pinceau de voyage (fin avec un manche court) de la marque Sennelier à moins de 16€. 8 couleurs basiques mais suffisantes pour bien commencer : jaune primaire, rouge vermillon, cendre bleu (clair) et bleu outremer (foncé), vert anglais (clair) et vert de vessie (foncé), terre d’ombre brûlée et gris de payne. Deux précisions : tout d’abord, il n’y a pas de noir et de blanc en aquarelle car pour le blanc on est sensé travailler avec le blanc de la feuille et le noir peut s’obtenir avec les mélanges de couleurs. Enfin, l’aquarelle extra-fine de Sennelier est à base de miel et qui dit extra-fine dit de bien meilleure qualité que l’aquarelle fine, même si pour débuter, c’est aussi très bien. Outre le Made in France, j’ai choisi ce coffre pour sa petite taille, parfaite pour éviter d’encombrer un petit appartement parisien et pour être facilement transportable dans une valise par exemple.
  • une palette plastique de forme rectangulaire trouvée au rayon “Rentrée scolaire” chez Monoprix pour 1,90€.

 

Pour moins de 21 euros, j’ai pu commencer à peindre mes “croutes” et autres immondices, et contrairement à la création musicale qui est nettement plus complexe et dont les résultats sont longs à obtenir après des heures de travail, la peinture à l’aquarelle procure immédiatement une certaine satisfaction. Et après quelques essais qui m’ont plu, et même encouragée, je me suis dit que je pourrais faire moi-même mes cartes à envoyer, et tenter de développer mon côté artistique. Je ne suis pas encore au niveau de la création, que je trouve plus facile côté musicale, mais j’en suis à la reproduction de modèles existants. Je ne tends absolument pas à devenir professionnelle, mais préfère rester amateur, voire éternelle débutante. Toutefois, après être tombée sur quelques sites de professionnels (eux) qui expliquent comment débuter à l’aquarelle, ce qui est ressorti, quelques soient les sites et l’origine des auteurs (France ou US), c’est qu’il est important d’avoir peu de pinceaux mais d’excellente qualité. Ceux-là, bien entretenus, peuvent durer toute une vie. Alors, en regardant par ci, par là, ou ici par exemple, j’en ai appris davantage sur les pinceaux et me suis décidée à investir dans mieux.

 

A Better Brushes Kit

Malheureusement, ce sont les pinceaux en poils naturels qui sont vivement recommandés, notamment les pinceaux en poils de petit gris – écureuil – pour les lavis (application de peinture pour obtenir un dégradé, généralement sur de grandes surfaces, par exemple pour le ciel) car ils retiennent bien l’eau. Pour les détails il est conseillé d’utiliser un pinceau en poils de martre, la cousine farouche de la fouine, car ils sont plus résistants.

Heureusement, il existe évidemment des pinceaux de bonne qualité en poils synthétiques. J’ai donc investi dans 3 nouveau pinceaux de meilleure qualité que les 3 que je possédais déjà et je pense qu’ils suffiront largement pour l’utilisation que j’en fais (et en ferais) :

  • un pinceau à lavis Léonard de la gamme Aquarellys n°3 (remplace mon pinceau rond n°14, il est en photo ci-dessous à gauche) : pour un pinceau en poils synthétique, il a vraiment une excellente capacité de rétention d’eau. Il est souple mais suffisamment ferme pour dessiner des détails avec sa pointe. Il coûte 14,95€ mais est fabriqué en France, à Saint-Brieuc. Un gros pinceau rond bas de gamme (souvent pour les écoliers) n’égalera jamais la qualité d’un bon vrai pinceau à lavis. Même pour la grande novice que je suis, la différence est flagrante, et un bon pinceau à lavis change la vie.
  • un pinceau plat de la même marque que le précédent, Léonard, gamme Black Ruby 30PL, n°16, large de 18mm à 4,6€ (en promotion). Il n’est pas spécifique pour l’aquarelle mais il fait l’affaire. Le 2e en partant de la gauche.
  • le pinceau pour les détails que j’ai mis beaucoup de temps à choisir car il contient un peu de poils naturels d’origines diverses : un pinceau Da Vinci de la gamme Cosmotop Mix B en n°1 avec un mélange de poils naturels au centre pour la rétention d’eau et des poils synthétiques, à 5,50€ (en promotion). J’ai beaucoup hésité avec la gamme Cosmotop Spin 100% synthétique de la même marque. Mais il m’a semblé qu’il était moins nerveux que le mix, c’est le 3e en partant de la gauche. Da Vinci est une marque allemande qui fabrique tous ses pinceaux à Nuremberg. Apparemment, la série 1158 de chez Léonard pourrait remplacer un martre et est en 100% synthétique en Acrystyl, à tester quand celui-ci sera usé.

IMG_3620

Et à ce prix là, j’ai bien l’intention de les utiliser régulièrement et de les faire durer autant que possible. J’ai donc également investi dans un savon noir pour pinceaux, qui permet de laver les éventuels excès de peinture.

 

The Other Unnecessary Stuff

Profitant de promotion dans un grand magasin (surtout pour Paris) spécialisé dans les beaux-arts, j’ai acheté de quoi m’amuser :

  • un petit flacon de drawing gum ou gomme pélliculable : elle sert de cache quand on passe de la peinture dessus, permettant de conserver un point spécifique blanc (moins de 3 euros et Made in France). Elle s’enlève en frottant avec son doigt une fois l’aquarelle sèche.
  • du ruban adhésif de fixation qui n’arrache pas le papier. Il permet de fixer le papier pendant le travail ou alors de protéger de la peinture un endroit de la feuille
  • Bloc de 12 feuilles aquarelle Canson Montval 300g/m2, 10,5×15,5cm, format carte postale à 2 euros, parfait pour envoyer mes horreurs faites avec amour à mes proches pour leurs anniversaires ou autres évènements joyeux 🙂

 

IMG_3619

 

Et pour finir, si vous aussi vous vous sentez d’attaque pour badigeonner une feuille avec de la peinture à l’eau, les derniers objets nécessaires seront :

  • 2 pots : un pour nettoyer les pinceaux, et un avec de l’eau propre pour mouiller le pinceau nettoyé. J’ai récupérer des pots en verre (yaourt, cornichons), plus pratiques pour vérifier la couleur de l’eau.
  • un rouleau d’essuie-tout ou une serviette éponge pour essuyer les pinceaux ou dégorger le trop d’eau

 

 

Si c’est surtout l’envie de créer (autre chose que de la musique ou d’écrire des articles) qui m’a lancé dans l’aquarelle et la calligraphie, c’est également l’envie de lever le nez de mes écrans car même la musique me garde en face de mon ordinateur – et je ne parle pas de ma liseuse électronique. Et d’avis de mon orthoptiste, c’est excellent pour faire travailler mes yeux. Bref, avec le Bullet Journal et l’aquarelle, je reviens aux sources et aux loisirs que l’on avait dans les années 90 quand les ordinateurs et l’internet étaient moins accessibles et développés. Ca fait du bien, et ce qui ne gâche rien, un cahier, un crayon et des pinceaux sont plus faciles à transporter qu’un clavier ou une guitare, particulièrement quand on est sujet aux “déplacements” internationaux. De plus, c’est un loisir peu onéreux (sauf pour les pinceaux et quand on veut acheter du made in France ou Europe).

Back to good old things then!

 

 

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2 thoughts on “From Calligraphy to Watercolours

  1. C’est super! Moi je suis une lâche (la peur de la feuille blanche ou du truc qui ne ressemble à rien!) car je me suis baladé avec un super kit aquarelle acheté il y a des années (si cela se trouve la peinture est sèche…) dans mon conteneur. Le voilà dans mes étagères du Kenya toujours sous blister… c’est dingue! Chapeau, et j’espère que tu partageras certaines de tes créations 😉

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    • Pour l’instant, j’en suis encore à la reproduction histoire de faire mes “armes” doucement. Peut être que d’ici quelques années je pourrais peindre mes créations et les partager !
      C’est vrai qu’il est difficile de partir d’une feuille blanche, sans modèle, l’âme d’artiste peintre n’est pas encore en moi 😉
      Je suis sure que les magnifiques paysages kenyans peuvent être une belle source d’inspiration, surtout les couleurs !
      Tu verras si tu t’y remets (ou t’y mets), c’est un vrai plaisir de mettre le nez ailleurs que sur un écran ! Puis, je me dis : j’ai acheté des pinceaux et de la peinture alors autant s’en servir, même pour peindre des croûtes 😉 Au moins, ça détend, et ces croûtes, elles sont “homemade” !

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