Wipe it – My “Consume Better” Step 2

Passer du jetable au réutilisable fut facile pour les disques démaquillants, les cotons-tiges et la lime à ongles. En revanche, pour ce qui est de l’objet de l’article, cela m’a demandé plus de réflexion et de recherche. Ce fut en plein épisode allergique que j’ai constaté mon imposante consommation de mouchoirs en papier. J’ai donc trouvé aberrant de générer autant de pollution sous prétexte que les mouchoirs en papier sont soi-disant plus hygiéniques et plus pratiques (ils sont fabriqués à partir de bois (pure cellulose) et souvent blanchis au dioxyde de chlore, dont l’un des sous produits indésirables est la dioxine, qui se retrouve dans le mouchoir et dans l’environnement, delightful right?).

Car contrairement à leurs descendants en papier, les mouchoirs en tissu demandent plus d’efforts à entretenir et pour s’affranchir de certaines questions triviales telles que “comment laver son mouchoir quand il a accompli sa mission, voire plusieurs ?”. C’est cette considération pratique qui m’a retenue de sauter le pas. Mais en cherchant avec mon ami Google, j’ai trouvé des astuces simples pour résoudre mon faux problème. 

 

How to Clean a Handkerchief?

On peut simplement mettre le mouchoir usagé et déplié dans un filet à linge et le glisser avec le reste de la prochaine lessive, mais pour les adeptes de la désinfection :

  • Quand le mouchoir est bien rempli, il suffit de le laisser tremper avec quelques gouttes d’huile essentielle de Tea Tree
  • Puis direction la machine à laver avec la lessive hebdomadaire de vêtements à 30 ou 40°C
  • En cas de virus, 60°C voir 90°C avec les serviettes ou draps devrait suffire
  • Un coup de fer à repasser permet de les stériliser d’après cet article sur lequel je suis tombée lors de ma recherche et qui m’a dirigé vers un de mes “fournisseurs”

 

Where to Buy Organic Handkerchiefs?

Une fois auto-convaincue qu’entretenir un mouchoir en tissu n’était pas si compliqué, dans ma balance, les avantages ont pesé plus lourd que les inconvénients : meilleur pour l’environnement, plus doux pour le nez, meilleur pour la santé (car respirer ou avaler des particules de mouchoir en cellulose ultra traitée ne m’enchante plus guère) et en plus, il est possible d’acheter des mouchoirs en coton bio, cousus main dans d’excellentes conditions de travail, avec de jolis motifs pour un prix en moyenne de 5 euros (c’est le prix à payer pour ne pas être douée en couture et vivre en nomade – donc sans machine à coudre).

J’ai acheté un lot de mouchoirs en coton bio sur la boutique Etsy God Save the Teatime qui livre en Allemagne. Laure, la créatrice, fabrique entre autres choses ces mouchoirs en tissu 25x25cm dans son atelier dans le Sud de la France. Ils ont été envoyés dans une enveloppe à bulle recyclable, liés par une chute de tissu et avec une de ses cartes contenant un gentil mot manuscrit de remerciement :

 

 

TheHankieCompany aka Sue Russell, confectionne au Royaume Uni, à Reading, des mouchoirs 30x30cm également disponibles via Etsy. J’en ai commandé en coton bio et classique et ils sont très bien cousus. Chaque mouchoir est emballé dans un sachet plastique (mais recyclable ici en Allemagne) et griffé :

 

Enfin, sur le site de Plim, on trouve également des mouchoirs en coton bio 28x28cm fabriqués en France. J’ai trouvé les motifs moins amusants que les deux précédentes boutiques mais les finitions sont très très bien faites !

 

 

Cela faisait peut être 20 ans que je ne m’étais pas mouchée dans un mouchoir en tissu et même si les premières utilisations ont été étranges, le geste est rentré facilement dans mon quotidien. Je dois encore apprivoiser l’entretien et sa fréquence en fonction de mes lessives, et essayer de ne pas faire preuve d’excès d’hygiène en les pré-lavant. Ma mère, elle, ne se pose pas autant de questions et lave les siens simplement avec ses vêtements à 30°C, quelque soit leur “état”…

 

 

 

 

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2 thoughts on “Wipe it – My “Consume Better” Step 2

  1. La dernière personne que j’ai vu utiliser un mouchoir en tissu était un camarade de fac en Espagne, cela doit faire 20 ans au moins! Lorsque nous autres, acolytes du kleenex, le regardions du coin de l’œil, il nous sortait toujours le même argument: “Tradition ou reforestation? C’est comme vous voulez”. Il avait tellement raison! Mais je t’avoue que même aujourd’hui, j’ai toujours du mal à retourner aux anciennes habitudes malgré les avantages (et les arguments légitimes) que tu nommes. Je crois que même ma mère et ma grande-mère ont basculé du côté du jetable. C’est triste mais on cherche toujours la facilité…

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    • Héhé, un “zéro déchet” avant l’heure ton copain de fac 😉 J’aime bien son slogan !
      J’avoue que la transition ne fut pas aisée, surtout question entretien. Mais je comprends aisément qu’il puisse être difficile de sauter le pas, surtout pour les mouchoirs et les protections hygiéniques. En plus, ça peut demander un petit investissement initial. Pour l’instant, je reste au jetable en dehors de chez moi, c’est plus simple et je pense au cas où quelqu’un aurait besoin d’un mouchoir : je me vois mal “prêter” mon mouchoir en tissu…

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